Syndrome génito-urinaire : les problèmes de vessie à la ménopause

Le syndrome génito-urinaire  associe une sécheresse vaginale, une sensation d’inconfort, de brûlure, d’irritation, des troubles sexuels, ainsi que des symptômes fonctionnels urinaires et des infections urinaires récidivantes.

Vous êtes ménopausée ou en periménopause et rencontrez des problèmes de vessie ?
Voici quelques solutions pour vous aider.

Pourquoi ai-je plus de problèmes à la vessie lors de la ménopause ?

On entend souvent parler des bouffées de chaleur mais nettement moins des fuites urinaires ou des cystites.

À mesure que notre niveau d’œstrogène diminue, nous sommes plus sujets à l’incontinence parce que les tissus autour de notre vessie s’affaiblissent. Ils s’assèchent, s’amincissent et perdent en élasticité

En vieillissant, les muscles de notre plancher pelvien s’affaiblissent aussi. Des muscles plus faibles signifient plus d’allers-retours aux toilettes et moins de contrôle de la vessie. On va avoir souvent envie d’uriner pour quelques gouttes.
L’incontinence urinaire est un phénomène tabou qui touche près d’une femme ménopausée sur trois. Les fuites urinaires peuvent se manifester par une incontinence d’urgence (on ne parvient pas à se retenir avant d’arriver aux toilettes), par une incontinence d’effort (en faisant du sport, en toussant ou même lors d’un éclat de rire) ou peut être mixte

Nous sommes plus sujets aux infections des voies urinaires ou de la vessie car les niveaux d’œstrogènes inférieurs affectent la muqueuse de la vessie et de l’urètre. Ce dernier relie la vessie à l’orifice externe. Il est plus simple pour les bactéries de le remonter pour aller coloniser la vessie.
La cystite se manifeste par de fréquentes envies d’uriner pour quelques gouttes, picotements ou brûlure, sang dans les urines. Certaines peuvent avoir des cystites à répétition.

La prise de poids peut exercer une pression supplémentaire sur les muscles du plancher pelvien, qui ne peuvent donc pas soutenir votre vessie comme ils le devraient.

Que faire pour éviter les problèmes de vessie à la ménopause ?

Consulter un médecin

La base. Si vous avez des problèmes d’incontinence ou une sensation de poids dans le vagin, parlez-en à votre c’est  médecin traitant ou au gynéco. Ils peuvent prescrire une rééducation chez un kiné ou une sage-femme qui pourrait vous aider pour l’incontinence urinaire. Si besoin, votre médecin vous orientera vers un urologue ou un spécialiste en urogynécologie.

Des œstrogènes en application intravaginale

Ils apportent une meilleure lubrification pendant les rapports sexuels et exercent un effet indirect sur le sphincter de la vessie.

Faire des exercices de Kegel

Votre médecin peut vous prescrire des séances de rééducation périnéale par un kinésithérapeuthepour renforcer les muscles du plancher pelvien.

Boire au moins 1 litre 1/2 dans la journée

Cela peut paraître contradictoire mais cela empêche l’eau de trop stagner dans la vessie. La déshydratation peut également irriter l’entrée de la vessie. 

Prendre un supplément de canneberge

Vous pouvez faire des cures de canneberge en prévention ou utiliser lorsque l’infection est présente. C’est une solution qui conviendra plus à certaines qu’à d’autres. Evitez le jus du supermarché bourré de sucre.

Le D-Mannose pour soigner ou prévenir les infections urinaires

Les médecins proposent souvent des antibiotiques qui peuvent favoriser la récidive de la cystite chez certaines mais vont aussi éliminer les bactéries nécessaires aux flores intestinales et vaginales.
Le D-Mannose prévient et traite les infections urinaires. C’est un sucre naturel qui n’entraîne aucun effet indésirable pour des personnes de tout âge et les diabétiques, ce sucre n’étant pas métabolisé dans l’organisme de la même manière que le glucose.

Arrêter d’uriner debout

On vous a sûrement appris à faire de la lévitation lorsque vous allez dans les toilettes publiques. Or, vous envoyez un message contradictoire à votre vessie : je peux uriner debout.
Lorsque vous urinez debout, vous ne videz pas complètement votre vessie.
Prenez le temps de mettre du papier toilette sur le siège pour pouvoir vous asseoir.

Aller aux toilettes « au cas où »

Si vous videz un petit peu votre vessie, vous lui envoyez encore un mauvais message. C’est un peu comme si ensuite elle ne comprenait pas qu’elle est pleine et ne vous envoie pas le message que c’est le moment d’uriner.

Avoir une alimentation riche en fibres

Cela vous évitera d’avoir à beaucoup pousser. Essayez de boire et de manger des aliments qui vous permettent d’aller aux toilettes plus régulièrement.

Arrêter le tabac

D’une façon générale, vous vous doutez bien que ce n’est pas bon pour vous. Vous pouvez aussi avoir une toux de fumeur qui augmente la pression sur le plancher pelvien.
Limitez aussi l’alcool et le sucre.

Pour aller plus loin :

=> Livre Prendre soin de son périnée à tout âge
=> Livre Périnée, arrêtez le massacre

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Photos : Pixabay

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