Qui peut demander la consultation ménopause prise en charge à 100 % ?

Qui peut demander la consultation ménopause prise en charge à 100 %

4 min de lecture

Depuis le 1er avril 2026, vous pouvez demander une consultation ménopause prise en charge à 100 % par l’Assurance maladie. Oui, si vous avez entre 45 et 65 ans, ce rendez-vous peut être demandé par vous-même, ou proposé par un professionnel de santé. Et ce n’est pas un détail administratif.

Ce temps dédié a été créé pour mieux informer, repérer des facteurs de risque et ouvrir une vraie discussion sur les symptômes et les solutions.

Sur le papier, la promesse est claire. La consultation dure 45 minutes. Elle est remboursée intégralement, et il n’y a pas de reste à charge pour la patiente.

Si le tiers payant est appliqué, vous n’avez pas non plus d’avance de frais.

Entre 45 et 65 ans, vous pouvez la demander vous-même

La réponse à la question du titre tient d’abord à l’âge : cette consultation est destinée aux femmes de 45 à 65 ans. Vous n’avez donc pas à attendre qu’on vous la propose si des signes de périménopause apparaissent déjà.

Les notes prévoient même ce cas. À partir de 45 ans, ce rendez-vous peut être lancé à l’initiative du professionnel de santé ou à la demande de la patiente. Cela vaut dès l’apparition de signes de périménopause.

Autrement dit, si les bouffées de chaleur arrivent ou si votre sommeil se dérègle, vous pouvez en faire la demande.

Un rendez-vous plus long pour parler de vos symptômes, pas seulement d’ordonnance

La consultation est décrite comme une consultation longue de 45 minutes. C’est beaucoup plus qu’un échange rapide en fin de journée. Pour vous, cela change la qualité de la discussion.

Le cadre prévu est large : information sur la ménopause, prévention des facteurs de risque, et point sur les traitements médicamenteux qui peuvent être envisagés. Les symptômes cités dans les notes sont très concrets : bouffées de chaleur, troubles du sommeil, douleurs, ou encore impact au travail.

Les risques repérés pendant cette période sont eux aussi nommés : risques cardiovasculaires, ostéoporose et certains cancers féminins. Je trouve cette logique saine : enfin un rendez-vous pensé pour relier le quotidien et la prévention. Au lieu de laisser chaque sujet dans un coin différent.

Chez qui prendre rendez-vous et quoi dire au téléphone ?

Vous pouvez prendre ce rendez-vous chez un médecin généraliste, un gynécologue ou une sage-femme. Le plus simple est de demander clairement une « consultation ménopause » au moment de la prise de rendez-vous.

Ce mot compte, car il permet au professionnel de santé de coder correctement l’acte. Là encore, c’est très concret : si vous ne précisez pas le motif, vous risquez de passer à côté du bon format de consultation.

Faut-il passer par votre médecin traitant ?

Que vous pouvez prendre rendez-vous avec votre médecin traitant, votre gynécologue ou votre sage-femme. Elles ne posent pas une seule porte d’entrée. L’idée est plutôt de vous permettre d’aller vers le professionnel avec lequel vous vous sentez le plus à l’aise.

Une mesure inscrite dans la loi, pensée en plus de “Mon Bilan Prévention”

Ce dispositif vient du PLFSS 2026, sous le numéro 1907, avec l’amendement n°1436 rectifié publié le 8 novembre 2025. Il a été intégré au Code de la santé publique à l’article L. 1411‑6‑5.

La consultation est prévue à tarif opposable. Les conditions de prise en charge sont renvoyées au Code de la sécurité sociale.

Elle est présentée comme complémentaire aux rendez-vous Mon Bilan Prévention déjà existants entre 45 et 50 ans. Des articles de vulgarisation estiment qu’environ 17 millions de Françaises pourraient être concernées, mais ce chiffre reste une estimation. Des recommandations spécifiques de la HAS doivent encore harmoniser les pratiques.

Si vous êtes dans la tranche d’âge prévue, retenez surtout ceci : vous pouvez demander un rendez-vous long, dédié, remboursé à 100 %. Il permet de parler de votre sommeil, de vos bouffées de chaleur, de vos douleurs ou d’un éventuel THM sans devoir tout faire entrer dans un échange trop court. Sur un sujet aussi souvent minimisé, ce simple temps médical peut déjà changer beaucoup.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

cinq − 2 =

Retour en haut